10/07/2016 : Le jour où tout a changé (FICTION)
C'est avec des rêves plein la tête que j'ai décidé de décrire le parcours des Diables à l'Euro 2016. Je me suis basé sur des scénarios probables concernant les tirages au sort et imaginé différentes péripéties afin de rendre leur épopée la plus inoubliable qui soit.
Je vous propose de vous plonger dans la campagne européenne la plus folle de notre histoire.
10 Juillet 2016. Cette date restera à jamais dans les mémoires de tout un pays. C’est ce jour-là que la génération dorée des Diables Rouges à réussi l’exploit : ramener un trophée international au pays.
Je vous propose de vous plonger dans la campagne européenne la plus folle de notre histoire.
10 Juillet 2016. Cette date restera à jamais dans les mémoires de tout un pays. C’est ce jour-là que la génération dorée des Diables Rouges à réussi l’exploit : ramener un trophée international au pays.
Retour sur un parcours idyllique
qui fera rentrer cette équipe au panthéon du football.
13 Juin (Lyon) / Belgique-Italie (2-1)
C’est le début de la
compétition et on sent un peu de nervosité chez les Diables Rouges, conscients
de l’importance de cette rencontre qui déterminera certainement la suite de la
compétition.
L’Italie est prudente, Conte
laisse volontiers le jeu aux Belges pour tenter des contre-attaques assassines.
Antonio Candreva nous donne d’ailleurs une belle frayeur au quart d’heure de
jeu mais sa frappe trouve le poteau. Courtois était battu.
Le match est très fermé, les
occasions peu nombreuses mais on sent en deuxième période une domination plus
importante de la Belgique jusqu’à la 72ème minute et l’ouverture du
score de Kevin de Bruyne qui trompe Buffon d’une frappe placée. Le pays
explose.
Les Italiens tentent bien de
réagir mais il n’en sera rien. C’est même Eden Hazard qui dans la foulée, est
accroché dans le rectangle par un Chiellini pris de vitesse : penalty
indiscutable.
Il se fait justice lui-même d’un
contre-pied dont il a le secret pour porter le score à 2-0.
Dans le temps additionnel,
Simone Zaza réussira malgré tout à réduire l’écart sur une mésentente entre
Lombaerts et Denayer mais il est trop tard.
Les Belges remporte donc une victoire 2-1, difficile mais ô combien précieuse.
18 Juin (Bordeaux) / Belgique-Irlande (3-0)
Après le résultat positif
face aux Italiens, les hommes de Wilmots ont a cœur de confirmer face aux
Irlandais et leur jeu réputé très rude.
Sur le terrain, le talent
l’a pourtant bien emporté. Un but sur coup-franc permet à la Belgique de
prendre rapidement l’avantage via une tête de Romelu Lukaku.
Cette ouverture du score rapide
permet aux Belges d’évoluer sereinement et de prendre confiance dans ce match.
Ils rentrent même avec
deux buts d’avance à la mi-temps, Nainggolan inscrivant un magnifique tir de
loin quelques minutes avant la pause.
En deuxième période, la Belgique
continue de dérouler. L’Irlande ne semble jamais pouvoir lutter et offre même le
troisième but sur un plateau à Lukaku, inscrivant son deuxième but de
l’après-midi.
C’est donc une qualification
obtenue avec panache qui permet surtout à Wilmots de faire tourner quelque peu son
effectif contre la Suède, qui a obtenu un nul (1-1) contre l’Italie.
22 Juin (Nice) / Suède-Belgique (0-0)
Wilmots a fait quelques
changements pour ce match, Witsel est notamment sur le banc pour éviter d’être
suspendu en huitième de finale. Origi est lui aligné en pointe.
C’est un match très tactique
qui se déroule, les deux équipes savent qu’elles peuvent se contenter d’un
match nul.
Kevin de Bruyne s’offre une
première possibilité, sauvée sur la ligne par Victor Lindelöf.
Côté suédois, Zlatan
Ibrahimovic est bien pris par le marquage de Jason Denayer, qui se contente
exceptionnellement de gérer ses tâches défensives.
Mais à la 82ème
minute surgit un événement inattendu : Yannick Ferreira-Carrasco est
fauché par Kim Kallström au milieu de terrain et doit sortir sur blessure.
Atteint aux
ischios-jambiers, le verdict est sans appel : son tournoi est terminé.
Le match se termine sur un
score vierge mais avec le sentiment du travail accompli pour la Belgique, qui
occupe la première place de son groupe.
La fête est toutefois un peu
gâchée par la blessure de Carrasco.
Classement Groupe E :
Belgique (7pts)
Suède (5pts)
Italie (4pts)
Irlande (0pts)
27 Juin (Saint-Denis) / Belgique-Espagne (2-1 a.p.)
En huitième de finale, la
Belgique affronte donc l’Espagne, surprenant deuxième de son groupe derrière la
Croatie.
Pour la première fois de la
compétition, les choses ne se passent pas comme prévu pour les hommes de Marc
Wilmots.
À la 16ème minute
de jeu, David Silva profite d’une déviation malencontreuse pour tromper
Courtois, qui ne peut rien faire. 0-1.
Les visages sont tendus à la
rentrée aux vestiaires. Les Belges sont en difficulté face aux Espagnols qui font
parler leur expérience dans ce match.
Pourtant, pas de remplacement
à la pause mais plutôt un changement d’attitude chez les Diables. Plus
offensifs, ils obligent l’Espagne à reculer.
Fellaini passe même tout près d’égaliser sur corner à la 64ème. La Belgique pousse et le but salvateur va finir par tomber par l’intermédiaire de Moussa Dembelé, sur un bon centre d’Eden Hazard. Le marquoir ne bougera plus et tout le monde se dirige vers les prolongations.
Fellaini passe même tout près d’égaliser sur corner à la 64ème. La Belgique pousse et le but salvateur va finir par tomber par l’intermédiaire de Moussa Dembelé, sur un bon centre d’Eden Hazard. Le marquoir ne bougera plus et tout le monde se dirige vers les prolongations.
Alors que les jambes sont
lourdes des deux côtés, la délivrance va venir des pieds de Divock Origi, monté
au jeu un peu plus tôt.
Lancé en profondeur par Radja
Nainggolan, il évite la sortie de De Gea d’un crochet du pied droit avant de
pousser le ballon dans le but vide.
Le stade explose et les
joueurs soufflent : ils viennent de se qualifier pour les quarts de
finale.
02 Juillet (Bordeaux) / Allemagne-Belgique
(0-0) (3-4 tab.)
Le
Belgique affronte la grande Allemagne, vainqueur de la dernière Coupe du Monde.
C’est
une rencontre difficile. Les Allemands sont notamment dangereux sur phases
arrêtées, les centres de Özil sont redoutables.
Vertonghen
vit une soirée compliquée, Marco Reus lui en fait voir de toutes les couleurs
avec ses débordements sur le côté. Il prend même une carte jaune sur une
intervention en retard.
Côté
allemand, Thomas Müller oblige Courtois à sortir le grand jeu à deux reprises.
La
mi-temps est sifflée et les Belges peuvent s’estimer heureux de ne pas être
menés au score.
La
deuxième période reprend sur le même rythme que la première, les hommes de
Joachim Löw dominent toujours les débats devant une équipe belge bien malmenée.
Offensivement,
Hazard et De Bruyne n’arrivent pas à trouver les espaces. Lukaku est lui
complètement invisible.
Sur
corner, Hummels trouve même la transversale à la 68ème. Il avait profité
de l’absence de marquage de Lombaerts.
En
fin de match, les Belges retrouvent quelque peu leurs marques mais sont
toujours loin d’être dangereux offensivement.
L’arbitre
siffle enfin la fin du temps réglementaire et l’Allemagne n’a toujours pas
réussi à marquer, malgré une domination écrasante. Direction les prolongations.
La
domination allemande se fait moins forte dans ses prolongations. La Belgique
parvient même à alerter Neuer sur une frappe lointaine de Witsel.
On
sent de la fatigue des deux côtés et qu’aucune équipe ne prendra l’ascendant.
Mike
Dean siffle la fin du match. La décision se fera aux tirs au but !
Le
premier à tirer est Lukaku… BUT ! Tir en force, aucun problème.
Côté
allemand, c’est Toni Kroos qui se charge de le tirer. 1-1. Courtois
était parti du bon côté mais le ballon était très bien placé.
Nainggolan…
2-1 ! Frappe en force au milieu. Neuer enrage.
Schweinsteiger… :
2-2. Contre-pied parfait.
Origi
est le troisième tireur côté belge. Il s’avance… L’arrêt de Neuer ! Il
boxe le ballon et fait exploser les supporters de l’Allemagne ! Avantage
pour les Allemands.
Mesut
Özil se présente sereinement face à Courtois, il choisit un côté… Poteau !
Le ballon n’est pas rentré ! Courtois serre le poing.
Le
prochain tireur est Dembelé : il place son ballon en attendant patiemment
le coup de sifflet de l’arbitre. Le public allemand derrière le but est en
train de mettre une pression énorme ! Il s’élance… BUT ! Une
panenka ! Quelle audace ! 3-2 pour les Belges !
Thomas
Müller a la pression… Il doit marquer pour que son équipe reste dans la course.
Sa
frappe vient se loger au ras du poteau. Imparable. 3-3.
Eden
Hazard est le prochain. Le capitaine des Diables fixe Neuer tout en s’élançant…
Et marque ! Contre-pied une nouvelle fois. Le score passe à 4-3.
Mario
Götze se présente face à Courtois. Il ne le regarde pas. Il fixe le ballon.
Il
sait que s’il le rate c’est terminé.
Le
coup de sifflet, il arrête sa course, jette un coup d’oeil… COURTOIS
L’ARRÊTE ! Il est parti du bon côté ! Toute son équipe se jette sur
lui, alors que Götze tombe à genoux au point de penalty. Marc Wilmots, les manches de sa chemise
blanche retroussées, saute dans les bras de Vital Borkelmans et de son
staff !
La Belgique écrit une page supplémentaire de son histoire et se qualifie au bout du suspense pour la demi-finale !
La Belgique écrit une page supplémentaire de son histoire et se qualifie au bout du suspense pour la demi-finale !
07 Juillet (Marseille) - Belgique-France (1-0)
C’est la rencontre que tout le monde
attendait ! L’occasion pour les Belges d’en terminer avec leur complexe
d’infériorité qu’ils subissent depuis des années.
Néanmoins, cette demi-finale sera très
compliquée : la France est favorite car elle joue à domicile.
Le match est très tactique. Rien à voir avec
le match amical gagné par la Belgique un an auparavant. Les deux équipes se
tiennent, pas beaucoup d’occasions en première mi-temps.
En deuxième période, les Français se montrent
dangereux par intermittences.
Pogba n’hésite pas à prendre sa chance de loin
et les corners de Dimitri Payet sont toujours bien donnés. Seulement, notre
Courtois national est toujours là quand on a besoin de lui.
C’est sur une des rares attaques placées de la
Belgique à la 78ème minute que tout va se jouer : Hazard prend
le ballon et la magie opère : une-deux avec Lukaku, il rentre dans le
rectangle, évite Laurent Koscielny et place un plat du pied hors de portée
d’Hugo Lloris !
Le joueur de Chelsea laisse éclater sa joie.
Le joueur de Chelsea laisse éclater sa joie.
Les Français vont alors tout faire pour essayer
de revenir au score. Quitte à faire monter Lloris sur le dernier corner mais
une nouvelle fois, Courtois s’élève dans les airs et vient cueillir ce ballon,
synonyme de laisser-passer vers une finale historique en Coupe d’Europe.
10 Juillet (Saint-Denis)
/ Croatie-Belgique (1-2)
C’est
une finale que personne n’avait prédite! La Croatie est LA surprise de cet
Euro. Ils ont quand même renvoyés à la maison des équipes comme la Pologne ou
l’Angleterre avec notamment un Mario Mandzukic actuel meilleur buteur de la
compétition (8 buts).
Marc
Wilmots rappelait avant le match combien il était fier de ses ouailles et du
travail accompli mais il sait que maintenant qu’ils y sont, il va falloir la
gagner cette finale, celle que tout un peuple attend depuis si longtemps !
Monsieur
Clattenburg donne le coup d’envoi ! Les 22 acteurs se lancent dans la
bataille.
Le
début de match est très tendu, on sent que c’est une finale. Nainggolan et
Alderweireld héritent déjà d’un carton jaune avant le quart d’heure de jeu.
Notre
milieu de terrain a du mal : Modric et Rakitic font la loi et organisent
le jeu comme bon leur semble.
La
première occasion sérieuse vient justement des pieds de Rakitic, qui lance
Perisic dans le dos de Vertonghen mais sa frappe passe juste à côté.
La
réaction des Belges est immédiate : De Bruyne centre pour Lukaku mais la
claquette de Subasic empêche le ballon de rentrer dans le but.
Les
cartons continuent à pleuvoir dans ce match, Mandzukic et Denayer sont avertis
après une explication musclée.
Mr.
Clattenburg siffle la fin de cette première période sur ce score nul et vierge.
Fellaini
a lui passé toute la mi-temps à s’échauffer. Il rentre en lieu et place de
Dembelé.
La
deuxième mi-temps est plus laborieuse pour les Croates, l’entrée de Fellaini donne
du fil à retordre aux techniciens du milieu de terrain.
De
Bruyne s’illustre également sur un centre de Hazard mais le ballon est dévié en
coup de coin. Il se dirige donc pour le frapper.
Dans
le rectangle ça se bouscule, l’arbitre doit à nouveau intervenir.
Le
ballon part mais est repoussé par Lovren à hauteur du grand rectangle…
Witsel ne se pose pas de question ! Il reprend le ballon comme il vient! BUUUUUUUUT !!!!
Witsel ne se pose pas de question ! Il reprend le ballon comme il vient! BUUUUUUUUT !!!!
Sa
frappe transperce littéralement les filets, Subasic ne peut absolument
rien !
Il
reste une demi heure à jouer et la Croatie n’a plus le choix, elle doit
marquer ! La pression commence à monter sérieusement aux alentours du
rectangle de Courtois, qui doit multiplier les interventions chaudes.
72ème minute :
Coup franc aux 30m. Srna est derrière le ballon.
Il
frappe en direction du but mais ce ballon est dévié par Mandzukic ! C’est
l’égalisation !
Tout
est à refaire pour la Belgique, qui a touché son rêve l’espace d’un instant.
Survient
alors le tournant du match : Witsel récupère un ballon au milieu de
terrain et lance Lukaku en profondeur. Il prend le dessus sur Lovren, il est
passé et il fonce vers le but de Subasic ! Lovren n’hésite pas une
seconde : il tacle Lukaku sans ménagement. C’est la carte rouge. Indiscutable.
Le
coup-franc est bien placé. Hazard et De Bruyne discutent tandis que Subasic
place son mur. Ils ont l’air décidé, c’est Kevin qui va prendre ce coup-franc.
Il prend trois pas d’élan et frappe contre tout attente du côté du gardien.
Subasic est surpris ! Il s’attendait à une frappe au-dessus du mur… C’EST
BUUUUUUT !!!
Le banc des Diables se lève comme un seul homme pour acclamer le rouquin au visage d’enfant qui vient de leur offrir la coupe. Ils sont champions d’Europe !
Le banc des Diables se lève comme un seul homme pour acclamer le rouquin au visage d’enfant qui vient de leur offrir la coupe. Ils sont champions d’Europe !
Les
tours d’honneur s’enchaînent pour les joueurs, qui ne réalisent pas encore l’ampleur
de ce qu’ils viennent d’accomplir. Après la remise des médailles vient le
moment tant attendu ! Hazard mais aussi Kompany, appelé pour l’occasion,
soulèvent ensemble le premier trophée d’une génération qui n'a pas fini de nous surprendre.
Thomas
Destreille
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